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Actualités
La Fête de la musique, un engouement mondial
19 juin 2013
En 1982, Maurice Fleuret prend l’initiative de ce qui est devenu la Fête de la musique. Directeur de la Musique aux Affaires Culturelles, suite à une étude sur les pratiques culturelles de Français, il comprend que 5 millions de personnes (et un jeune sur deux) jouent d’un instrument de musique. Il se prend alors à rêver de faire descendre les musiciens en herbe dans la rue et de faire des spectateurs des acteurs ! Il décide de la situer le 21 juin, le jour du solstice d’été, afin de renouer avec les antiques fêtes païennes pour célébrer la nature. Il est soutenu dans sa démarche par Jack Lang, le nouveau et dynamique ministre de la culture de Mitterrand.
Faites de la musique, Fête de la Musique !
La formule est devenue le mot d’ordre de cette mobilisation de musiciens tant professionnels qu’amateurs, de cette attention nouvelle portée aux genres musicaux les plus variés, du rock au jazz, de la chanson aux musiques dites sérieuses ou savantes. La gratuité des concerts, le relais des medias et l’adhésion de plus en plus large de la population font de la Fête de la Musique une des grandes manifestations culturelles françaises. Chaque année ce sont 18 000 concerts qui sont donnés, par plus de 5 millions de musiciens ! Et 1 français sur 10 y aurait participé !

Ce succès ne se limite pas à la France. Dès 1985, à l’occasion de l’Année européenne de la Musique, la Fête s’exporte en Europe. Et en 1997 elle a lieu dans plus de cent-dix pays et sur les cinq continents ! Parfois connue sous le nom World Music Day (Journée Mondiale de la Musique), on retrouve souvent le slogan Make Music ! (traduction littérale de « Faites de la musique ! »). Si d’autres similarités avec la France sont fréquentes, certaines contrées prennent des libertés quant au cadre d’origine de l’événement. C’est le cas de Genève, qui organise traditionnellement des festivités musicales pendant 3 jours !
La recette de pierre André Ayer
15 juin 2013
La recette de pierre André Ayer
« Pierrot » Ayer vous a encore concocté une de ses délicieuses recettes originales ! Avec les Mini quiches apéritif au Vacherin Fribourgeois AOC organisez des apéritifs gourmands et festifs !
Le 16 juin, n’oubliez pas la Fête des Pères
12 juin 2013
Contrairement à la fête des mères, la fête des pères n’a rien d’officiel en France. Elle n’en n’est pas moins une tradition instituée. C’est surtout une occasion privilégiée de témoigner de son affection à nos papas (des plus tendres aux moins démonstratifs) ! Comme la tradition de la Fête des Mères, cette journée annuelle dédiée aux pères nous vient des Etats Unis.
L'idée est née à Spokane (Etat de Washington). Elevé par son seul père, après la mort de sa mère, Sonora Smart Dodd désirait lui manifester sa reconnaissance… et valoriser le rôle de tous les pères ! Elle lance alors l’idée d’une fête de tous les papas. En 1924, le président Calvin Coolidge institua une journée nationale de Fête des pères. Mais il fallut attendre 1966 et le Président Lyndon Johnson pour que fût signée la proclamation officielle d'un "Father's Day" le troisième dimanche de juin.
Quid de la Fête des Pères chez nos voisins ?
En Europe, la date de la Fête des Pères varie d’un pays à un autre. Alors qu’en Belgique elle est célébrée le deuxième dimanche de juin, elle a cours le jeudi de l’Ascension en Allemagne et au Luxembourg en même temps que l’automne, c’est-à-dire au mois d’octobre. En Italie, au Portugal et en Espagne, les papas sont honorés le jour de la saint-Joseph, le 19 mars, suivant la tradition de l’Eglise catholique.
Et dans le reste du monde ?
Si en Corée du Sud on célèbre pères et mères le même jour (le 8 mai), à Taïwan on pense particulièrement à nos « papounets » le 8 août, le huitième jour du huitième mois de la huitième année. L’explication est linguistique puisqu’en mandarin, la prononciation du numéro 8 est ba, une prononciation ressemblant au caractère bà signifiant "papa". Les Taïwanais sont par ailleurs habitués à appeler le 8 août, le "Jour de Baba". Enfin, en Thaïlande, on célèbre la Fête des Pères à l'anniversaire du roi. Actuellement, le souverain est Bhumidol Adulyadei lequel est né le 5 décembre. Les Thaïlandais célèbrent la fête en donnant au père ou grand-père une fleur Canna considérée comme fleur masculine. A cette occasion, ils portent aussi des vêtements jaunes, la couleur du lundi, jour de la semaine où le roi est né !
Quelques idées cadeaux
Pas facile de trouver le bon cadeau à nos papas trop fiers pour demander quoi que ce soit, mais bien contents qu’on fasse le bon choix ! Choix classique mais qui fait mouche à coup (presque) sûr : une bonne bouteille. De vin, de whiskey bien entendu. Mais pourquoi ne pas faire un choix plus original ? Mezcal, Gin, Vodka… Les alcools blancs peuvent être de belles surprises*. Vous souhaitez flatter sa virilité ou son estime ? Optez pour l’éternel couteau « qui coupe ». Un Laguiole ou un Le Thiers. S’il ne jure que par les cadeaux « pratiques », pourquoi pas un sac de voyage ou des outils de bricolage !
Et donnez l’adresse de la Boutique des Fromages de Suisse pour recevoir un cadeau original, pratique et suisse !
* l'abus d'alcool est dangereux pour la santé
La légende : le combat des reines dans le Valais en Suisse
10 juin 2013
Chaque printemps elles remettent le titre en jeu, dans des combats furieux : les vaches d’Hérens s’affrontent sur le chemin des alpages, pour déterminer qui sera la reine de la saison. Noires, courtes sur pattes mais robustes, si les Hérens ont conquis le Valais central, le Bas- Valais et la Vallée d’Aoste (l’authentique), c’est peut-être grâce à leur organisation hiérarchisée, où le leadership est régulièrement renouvelé. Les vaches s'affrontent en se poussant avec la tête et les cornes mais ne se blessent que rarement. Une bête est vaincue lorsqu'elle se détourne de son adversaire ou refuse le combat en signe de soumission.
Le Val d’Hérens et ses 20 km de long est l’une des vallées les plus longues du Valais. C’est la terre d’origine de ces animaux qui révèlent tout leur caractère primitif comme en n’en trouve plus nulle part ailleurs en Europe. La population s’est emparée de ces combats qui font un impressionnant spectacle ! Ils attirent souvent plus de 15 000 spectateurs. Chaque troupeau a sa reine, qui a marqué sa prédominance à l’alpage et plus bas dans la vallée ; puis toute prennent fièrement le chemin pour Aproz, où se déroule, fin mai, la finale cantonale. La reine victorieuse remporte un succès de première importance de niveau cantonal voire national. Elle devient la « reine cantonale » de l’année.
Les valaisans ne sont plus les seuls à se passionner pour les combats acharnés que se livrent, cornes contre cornes, leurs célèbres vaches. La renommée de ces affrontements dépasse aujourd’hui largement les frontières du canton et séduit novices et aficionados. Au mois de juin a lieu la transhumance estivale (Inalpe) vers les pâturages alpins où se déroulent également de nombreux combats. En automne, la Désalpe marque le retour du bétail dans les étables de plaine.

Nos conseils du mois... pour bien voyager !
8 juin 2013
Partir en voyage ne s’improvise pas. Maladies, vols, retard… Voyager peut comprendre certains risques, surtout si vous n’avez rien anticipé. Mieux vaut prévenir que guérir ! Nous vous donnons tous les trucs et astuces à maîtriser pour que votre voyage ne soit qu’un long fleuve tranquille et que vous en profitiez un maximum.
Bien se préparer
Commencez par éviter tous les petits oublis qui font les grandes déceptions ! Vérifiez d’abord la date d’expiration du passeport si vous partez à l’étranger. Il faut un certain délai pour refaire faire un passeport, surtout depuis qu’ils sont devenus biométriques. Certains pays exigent que la date de validité dépasse largement la date de votre entrée sur le territoire. Et certains pays exigent évidemment un visa. Pour les pays de l’Union européenne, une carte d’identité suffit, mais pas un permis de conduire. Ensuite étudiez en profondeur le pays que vous allez visiter : consultez plusieurs guides et renseignez-vous sur le site du Ministère des Affaires étrangères : vous y trouverez des informations indispensables sur les dangers du pays. Faite également une photocopie de tous vos papiers officiels, en cas de vol toutes les procédures administratives iront beaucoup plus vite. Plus prosaïquement, vérifiez avant de partir que les batteries de vos appareils électroniques sont à bloc et que vous possédez des adaptateurs électriques, le cas échéant. Enfin, si besoin, configurez une réponse automatique pour vos emails. Et n’oubliez pas votre réveil !
Retrouvez tous nos autres conseils pour bien voyager dans notre rubrique Bien-être par nature.
La « Calder Gallery » à la Fondation Beyeler à Bâle
4 juin 2013
La Fondation Beyeler s’engage dans une coopération de plusieurs années avec la Calder Foundation de New York. Des œuvres appartenant à la Calder Foundation seront exposées dans une série de mises en scène, la « Calder Gallery ». Il s’agit d’établir à la Fondation Beyeler une présence permanente, unique en Europe, d’œuvres d’Alexander Calder (1898–1976) et d’apporter une contribution à la diffusion et l’étude de l’œuvre d’un des plus grands artistes américains du 20ème siècle, dont la contribution à l’avant-garde a été majeure.

Né en 1898 à Lawton, dans l’Etat de Pennsylvannie, Alexander Calder est connu pour avoir poursuivi la démarche critique et iconoclaste de Marcel Duchamp. A partir de 1926, il s’installe en France et donne des représentations de son « cirque de marionnettes », construit en fil de fer et bois articulé, dont il est l’unique manipulateur. Il se lie à l’avant-garde poétique et artistique de la ville et s’engage dans un langage sculptural entièrement abstrait. Il construit des sculptures composées d’éléments mobiles indépendants entraînés par un moteur électrique ou pas manuellement par une manivelle, que Marcel Duchamp baptisera de « mobiles ». Il réalisera ensuite des œuvres immobiles, appelées par dérision des « stabiles ».

Pour en savoir plus, consultez le site de la Fondation Beyeler
La grenade, le fruit des dieux
2 juin 2013
La grenade, le fruit des dieux
La grenade est un fruit méconnu et encore peu commun sur nos tables... pourtant elle est pleine de vertus ! Bonne pour le cœur, contre les maux d'estomac, contre le vieillissement et bien plus ! Par exemple, une seule grenade fournit environ 40% de notre ration normale de vitamine C, et grâce à ses antioxydants, la grenade protège les cellules de la peau des rayons du soleil, et serait plus efficace que le meilleur des antirides pour régénérer notre peau ! Découvrez l’histoire, les vertus et nos secrets de dégustation dans notre rubrique « Les plus ! »
Succès pour la Poya d'Estavannens... malgré la pluie
28 mai 2013
La 7e édition des festivités gruyériennes de la Poya à Estavannens a attiré de nombreux visiteurs, malgré la pluie et le froid.
A la Poya 2013 d’Estavannens il fallait chercher le soleil dans les coeurs et non dans le ciel. Dédiées à la montée des vaches à l’alpage, les festivités célébraient les traditions vivantes de la Gruyère, dans un écrin de verdure couronné de majestueuses montagnes. De vieux armaillis barbus et vêtus des traditionnels capettes et bredzons (coiffes de paille garnies de velours noir et vestes brodées), des demoiselles en robes et foulards, des choristes enthousiastes et des enfants déguisés ont défilé sous les applaudissements dans une ambiance festive.
Nicolas Bouvier, écrivain voyageur
25 mai 2013
Citoyen suisse, né en 1929 aux environs de Genève, Nicolas Bouvier a voyagé sur tous les continents, depuis la Norvège jusqu’au Japon, multipliant les voyages au long cours, ouvrant des routes désertées, multipliant les rencontres improbables, et a profondément marqué la littérature de voyage – et la littérature tout court, dans les récits qu’il a fait de ses pérégrinations. Son livre le plus connu, L’usage du monde, est devenu la Bible de tous les globes-trotteurs et autres « writing travelers » qui sillonnent la planète.
Fils de bibliothécaire, il plonge très jeune dans les livres. Dès 7 ans, il dévore Curwood, Stevenson, Jules Vernes, Jack London et Fenimore Cooper. À l'âge de huit ans, il reçoit un album fantastique, NPCK (les quatre lettres de l'élite de la chocolaterie) dont les images évoquent des pays lointains, des cartes historiques et des scènes fabuleuses : Saigon, Ceylan, Samarkand... Il dira lui-même : " À huit ans, je traçais avec l'ongle de mon pouce le cours du Yukon dans le beurre de ma tartine. » Il est fasciné par les cartes des Atlas et ne rêve que de lointains.
L’appel des grands chemins est trop fort. Il va vite abandonner la carrière universitaire qu’il espère, pour les voyages, avec la bénédiction de son père, qui n’y met qu’une seule condition : tout lui raconter à son retour. Il va ainsi prendre l’habitude d’écrire sur ce qu’il vit, ce qu’il voit, ceux et celles qu’il rencontre. Dès l’âge de 17 ans il fait son premier voyage : il part en solitaire pour la Norvège, avec pour prétexte de ramener des timbres à son père. En 1948, il est envoyé en reportage en Finlande par le journal La Tribune de Genève, puis, en 1950, voyage dans le Sahara algérien pour le quotidien Le Courrier. En 1951, il effectue un premier voyage au long cours, avec Thierry Vernet et Jacques Choisy, de Venise jusqu'à Istanbul.
« Du Kurdistan au Caucase, on mesure le bonheur d’un coin de terre à la qualité de ses melons. »
L’année d’après il entame le grand voyage qu’il retracera dans L’usage du monde, encore en compagnie du dessinateur Thierry Vernet. Dans leur Fiat Topolino, ils vont d’abord en Yougoslavie, puis partent sur la trace des Tsiganes, qui les mènera jusqu’à Kaboul, en passant par les Balkans, la Turquie, l’Iran et le Pakistan. Ils débutent leur périple à Belgrade, «une ville trop pressée par l’histoire pour soigner sa présentation», puis les Balkans, pleins de violons, d’accordéons, de danses, sur des chemins « qui appartiennent aux furets, aux meneuses d’oies, aux carrioles noyées de poussière. » Puis c’est la Turquie, avec ses dimensions impressionnantes : « Le monde a changé d’échelle, c’est bien l’Asie qui commence. » C’est ensuite le Moyen-Orient, au rythme des accidents et des occasions prises ou manquées : « La vie de nomade est une chose surprenante. On fait quinze cents kilomètres en deux semaines, toute l’Anatolie en coup de vent et on reste six mois à Tabriz, Azerbaïdjan ». A Téhéran il croise des « platanes comme on n’en voit qu’en songe, immenses, chacun capable d’abriter plusieurs petits cafés où l’on passerait bien sa vie. » Au Pakistan les garagistes font des merveilles pour permettre à la Fiat de parvenir jusqu’à Kaboul. Là, après un an et demi de voyage, les deux amis se séparent.
Ensuite Nicolas Bouvier part seul en direction de la Chine, en traversant l’Inde. Pour des raisons politiques il ne peut rentrer sur le territoire chinois et bifurque vers Ceylan, où il reste 7 mois, malade et déprimé. Il décrira ce séjour dans Le Poisson-scorpion, publié en 1982, près de vingt-cinq ans plus tard. Il embarque enfin sur un cargo des Messageries maritimes qui le conduit au Japon où il restera une année, rédigeant des articles pour les journaux et magazines japonais. Il rentre par bateau à Marseille fin 1956. Son expérience du Japon, augmentée d'autres séjours plus tardifs, donneront lieu à Chronique japonaise en 1970.
« Raconter le voyage pour apprendre à écrire »
Les livres de Nicolas Bouvier ne valent pas que pour le dépaysement et le pittoresque. Il avait une manière unique de trouver le détail incongru pour symboliser la mentalité de tout un peuple, et un art accompli de la description de paysage pour évoquer un état d’âme. Polyphoniques, vifs, spirituels, plein de surprenantes ellipses ses livres témoignent d’une grande attention aux hommes : le récit est truffé de dialogues, de tranches de vies et d’échanges plus ou moins curieux selon les coutumes locales. On y croise de nombreux peuples, qui cohabitent comme ils peuvent, selon les vicissitudes de l’Histoire. Mais il s’agit aussi d’une quête spirituelle, qui passe plus par le dépouillement permis par le nomadisme que par l’accumulation d’anecdotes : « on ne voyage pas pour se garnir d’exotisme et d’anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu’on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels. »
L'œuvre de Nicolas Bouvier est considérée comme un chef-d'œuvre de la littérature de voyage. L'Usage du monde, publié à compte d'auteur en 1963, a contribué à redéfinir la littérature de voyage au XXe siècle, et est aujourd'hui une référence pour de nombreux voyageurs et écrivains. Bouvier expérimente aussi d'autres genres littéraires, comme le récit poétique ou le récit illustré, "iconotexte" qui se présente comme un "patchwork", étroite collaboration entre texte et images (les dessins de Thierry Vernet). Chez Bouvier, l'écriture nait du voyage, et les deux se répondent en ce qu’ils vous font au moins autant que nous les faisons : « Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.»
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